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Vues d’Afrique a l’honneur de vous présenter la marraine, Lorraine Klaasen, et le parrain, Stanley Péan, des 26èmes Pan-Africa International.

   

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Lorraine Klaasen : " C’est un honneur pour moi d’être la marraine de ce festival auquel je suis associée depuis ses débuts, et je suis très heureuse de voir à quel point il a su mettre en exergue les films, la musique et la peinture d’Afrique. Il faut rappeler que c’est Vues d’Afrique qui a amené en Amérique du Nord la plupart des films sud africains, d’ailleurs c’est par ce biais que je les ais moi-même découverts. Et en tant que femme sud-africaine et porte parole du Mois de l’Histoire des Noirs, je tiens à souligner à quel point je suis fière que cette année, PanAfrica International consacre une place de choix aux films de mon pays, l’Afrique du Sud et aux films qui ont pour thème la place de la femme africaine dans la société. Pour moi, Vues d’Afrique, c’est le festival du film africain et créole mais c’est aussi un espace où à l’instar des productions cinématographiques, la musique joue un rôle important. Entre la musique et la tonalité sud-africaine donnée à la programmation cette année, j’ai une place de choix en tant que de marraine du Festival !"

   

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Stanley Péan : « C’est avec une certaine humilité que j’ai accepté de co-parrainer cette 26e édition du festival PanAfrica International organisée par Vues d’Afrique, que j’ai fréquenté sporadiquement au fil du dernier quart de siècle comme spectateur. L’humanité a reçu ce monde en partage, mais il n’a guère été question de véritable partage en cette ère où les puissances de l’argent, de l’armée et des médias combinées assurent à une minorité la mainmise non seulement sur les richesses de ce monde mais aussi sur le discours communément admis à son propos, une vision unique à laquelle il n’est guère permis de déroger. En nous proposant depuis des années une programmation invariablement diversifiée qui nous invite à sortir des sentiers battus, cette célébration du cinéma africain et créole nous fournit l’occasion de voir et de penser le monde différemment. À notre époque où la diversité culturelle s’impose comme un enjeu fondamental de la vie démocratique, des manifestations comme le festival PanAfrica International m’apparaissent plus que jamais comme des événements culturels indispensables. En ma qualité d’écrivain issu d’un pays déjà pauvre et tragiquement éprouvé cet hiver par une énième catastrophe qui a surtout illustré la gravité de son dénuement, gardant en mémoire l’appel à la solidarité et à « la belle amour humaine » dont le regretté romancier haïtien Jacques Stephen Alexis [1922-1961] avait fait son idéal, je suis honoré de m’associer à toute l’organisation de Vues d’Afrique pour vous souhaiter le plus agréable des festivals. »

   

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